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A propos de ce blog 23 mai, 2007

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Bienvenue sur mon blog.

Je l’ai créé pour partager avec vous les chroniques que j’ai écrites entre octobre 2006 et mars 2009 pour le journal bimensuel Le Brestois. (Il y a aussi quelques inédits). 

Bonne lecture.

« benoît : qui est d’une douceur hypocrite » (Larousse 2009) - 13 avril, 2009

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C’était sûr. Certain. Je le savais. Mais croyez-vous que cela aurait pu m’arrêter ? Et puis quoi, encore ?!

Donner mon avis sur les propos débiles du roi du Vatican lors de son dernier voyage en Afrique (j’entends, j’espère que c’était le dernier), comme je l’ai fait dans notre précédent numéro, ne pouvait m’attirer que réprobation et reproches.

C’est comme ça. Dès l’instant où vous évoquez la religion ou la politique, le lecteur lambda – pour peu qu’il se sente concerné – ne peut s’empêcher de prendre parti et, pour les plus attardés, de réagir avec le peu d’élégance qui sied au crétin de base dont la bassesse d’esprit n’est pas sans évoquer un Airbus A320 sur l’Hudson river.

Oui, une caricature de Mahomet, une blague sur Moïse ou Jésus, une vague comparaison entre le Bouddha et Homer Simpson, tout comme une critique de l’action de Sarkozy, une réprobation des imbécillités débitées par l’ex future première présidente de notre beau pays, ou l’évocation des nausées que me provoque la vision du facteur révolutionnaire ou du paysan faucheur du Larzac, sont autant de soi disant motifs pour que s’exacerbent les passions les plus primaires de stupides gens à l’esprit partisan, donc subjectif, donc con, et bon sang que j’aime écrire de longues phrases, surtout que je sais qu’elles vous sont difficiles à lire.

Bien sûr, je ne reste pas insensible à certains arguments. Je sais que j’ai de la chance de pouvoir critiquer le pape en fermes termes sans risquer que des fanatiques tentent de m’égorger et mettent la vidéo sur Internet. Je sais que, contrairement au judaïsme ou à l’islam, critiquer le catholicisme ne me vaudra probablement aucun procès. A ce propos, il est étonnant que constater combien – s’agissant de notre devise nationale « liberté, égalité, fraternité » – certains sont plus libres et plus égaux que d’autres, mais pas plus frères pour autant, au contraire.

Mais, que voulez-vous, je ne puis m’en empêcher. J’aime à m’imaginer tel un chien errant, à la vigilance hargneuse, mordant jusqu’à la main qui me nourrit et grimpant sur les propriétaires des canapés où l’on m’accueille. Alors le pape, pensez donc… J’irais pisser sur ses pompes, si les gardes suisses ne m’abattaient pas avant !

Aussi, je ne voudrais pas avoir l’air d’en remettre une couche, mais comment vraiment accorder quelque crédibilité que ce soit à un doucereux quasi grabataire qui s’habille en robe et qui n’a pas le droit de baiser quand il s’agit de prévention des maladies sexuellement transmissibles ? Vous iriez voir un sdf pour lui demander des conseils fiscaux, vous ?

Encore que. Peut-être Benoît XVI est-il un ardent défenseur du dogme « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » ? (J’entends, « ce que je faisais », parce qu’à part sous Viagra je ne vois pas comment il ferait encore à son âge…) Après tout, dans Benoît XVI, il y a benoît, que l’hypocrisie caractérise par définition. Ne me dites pas que c’est un hasard…

Je m’arrête là pour aujourd’hui, faute de place. Mais je ne voudrais pas terminer sans demander aux ramollis du bulbe qui protestèrent il y a quinze jours de se faire plaisir, que dis-je, de ME faire plaisir : allez-y, râlez, insultez-moi, menacez-moi. J’en ai encore sous le pied.

A dans quinze jours ?

Pas de boogie woogie – n°54 du 26/03/2009 – 24 mars, 2009

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Apprenant que Bruxelles prévoit d’autoriser le mélange de vins rouge et blanc, histoire d’écouler les invendus des infâmes coopératives italiennes et espagnoles, pour créer ce qu’aucun amateur de soleil et de bien vivre ne saurait appeler un rosé qui, à coup sûr, vous dissoudra le système digestif plus sûrement qu’un flacon de Destop, je m’apprêtais à faire l’apologie de quelques Côte de Provence que j’aime à déguster avec une bonne grillade en terrasse, ou sans rien et tout seul pour me bourrer la gueule afin d’oublier cette immonde salope de Modération qui m’a quitté pour un type qui s’appelle Evin – j’en ai honte pour elle – quand j’entendis que le Dalaï Papal s’était encore une fois prononcé contre le latex en Afrique et mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai vomi, et par Saints Gauche et Droit que cette phrase est longue, mais bon.

Pauvres brebis catholiques africaines !

Homo homini lupus, l’homme est un loup pour l’homme, écrivit Thomas Hobbes (en reprenant Plaute, mais ce n’est pas la question). Or, le berger allemand est un chien loup pour le catholique du monde entier. Le regard paraît doux, le poil luisant et la truffe humide. Mais l’animal est un féroce gardien. Tout jeune, déjà, le petit Joseph Ratzinger gardait la boutique de son maître Eugenio Pidouze qui détournait le regard quand on déportait des juifs.

Puis il entra dans la bergerie, où il servit un Polonais avec fidélité. Il fut même nommé à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais que l’on ne s’y trompe pas ! Car sa première appellation était la Sacrée congrégation de l’inquisition romaine…

Comprenez-moi bien : ce type, là, sur lequel le premier turc venu serait bien avisé d’aller tirer – mais en faisant attention de ne pas le louper, cette fois – n’est autre qu’un successeur des Grands Inquisiteurs qui brûlaient, écartelaient, et torturaient plus souvent qu’à leur tour.

Ce gars-là, qu’Alain Juppé qualifia avec euphémisme d’autiste, réintègre dans la bergerie des demeurés négationnistes, excommunie une fillette de neuf ans qui a avorté après qu’elle a été violée, et préfère que les gens crèvent du sida plutôt que de tolérer quelques centimètres carrés de latex  (certes, il faut des « taille large » aux Africains, mais bon, c’est pas la taille qui compte, si ?). Mais vous allez voir qu’il va bientôt nous balancer des avions dans des tours, ce con !

D’ailleurs, Benoît XVI, honnêtement, rajoutez-lui une barbe et un turban et vous avez retrouvé Ben Laden. Le Vatican est, au demeurant, peut-être le seul endroit sur Terre où les Américains ne l’ont pas cherché. Hou, ça m’a l’air suspect…

Pour ma part, je milite désormais pour qu’on envoie des G.I. à Rome. Parce que pape allemand et Vatican, ça rime étrangement avec taliban et Afghanistan. Et ça ne peut pas être un hasard.

De toute façon, que voulez-vous, ces gens-là sont des hypocrites, ça va avec le prosélytisme. L’on raconte, dans les meilleures distilleries écossaises, qu’un jour, le plus haut représentant du syndicat des producteurs de whisky rencontra le pape et lui proposa un milliard d’euro de don annuel aux œuvres de l’Eglise si celle-ci acceptait de changer la phrase « donne-nous notre pain quotidien » pour « donne-nous notre whisky quotidien ». Et le pape se serait retourné vers son premier secrétaire pour lui demander jusqu’à quand courrait le contrat avec le syndicat des boulangers. C’est bien une preuve, ça ! Non ?

Amen.

En rire, ou pas. n°53 du 06/03/2009 – 12 mars, 2009

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Des Tontons Flingueurs au coussin péteur, de Desproges au pauvre type qui s’est vautré devant moi en pleine rue il y a quelques jours, d’une bonne blague sur les blondes à Gad Elmaleh, d’une caméra cachée à Stéphane Guillon, et j’en passe, j’aime rire de beaucoup de choses.

Mais je suis comme vous – et croyez bien que parfois ça me désole – et tout ne me fait pas marrer à gorge déployée, loin s’en faut. Le Gloupier, par exemple, ce célèbre entarteur, et ses disciples, dont l’acharnement sur Bernard-Henri Lévy confine à l’abnégation. Ou encore Dieudonné, bien que je sois assez tenté de régulièrement prétendre le contraire, rien que pour emmerder les bien-pensants. Ou la quasi-totalité des animateurs de radios qui, chaque matin, font des pieds et des mains pour réussir à égayer vos débuts de journées (oui, j’ai bien évoqué les vôtres, les miens sont beaucoup plus tard…).

Et à ce stade de ma chronique, avec pour seule transition cette phrase à deux balles, je me permets une digression, mais je fais ce que je veux,  na!

J’aime les enfants, leur simplicité, leur spontanéité, leur espièglerie, et leur humour. J’aime leur air mutin quand ils me posent une devinette, surtout si je n’ai pas la réponse.

Ainsi, quand le fils d’un de mes potes m’a demandé l’autre jour, coup sur coup, quel animal fait miaou, qu’est-ce qu’un point rouge dans le ciel, et que fait un super bon imitateur d’oiseau, j’ai souri gentiment et ai donné ma langue au chat qui n’en demandait pas tant. Et j’ai naïvement ri avec lui (avec l’enfant, pas avec le chat, concentrez-vous) des réponses respectives : un chien imitateur, une mouche qui saigne du nez, et il s’envole après avoir sifflé (pas le chien, le bon imitateur d’oiseau, essayez de suivre un peu, s’il vous plaît !).

Puis je me suis fait piéger avec ceci : pourquoi met-on une selle sur un cheval ? Vous auriez répondu quoi, vous, hein… ? Pour ma part, j’ai feint un certain détachement en répondant que je n’en savais rien. Réponse : parce que si on la met en dessous, elle tombe. C’est ça, faites les malins…

Ces chefs-d’oeuvre de finesse et d’humour sont tirés – les plus vifs d’entre vous l’auront compris – des célèbres blagues Carambar, qu’affectionnent particulièrement les enfants, et autant l’un que l’autre (j’entends, autant les histoires que le bonbon). Et j’avoue que j’avais moi aussi gardé une tendresse particulière pour cette friandise qui avait accompagné mes années d’insouciance avec la régularité d’une montre suisse. Jusqu’au drame, comme dirait Franck Dubosc. Drame qui survint quand la même tête blonde me demanda, un papier d’emballage de Carambar Fruits à la main, et un large sourire aux lèvres : pourquoi certains pets sentent mauvais ?

Oh, loin de moi l’idée même de vouloir jouer les pères la pudeur. Je l’ai dit plus haut, beaucoup de choses me font rire, et je n’ai rien contre l’humour « pipi-caca ». Mais je me demande ce qui a pris à l’éminent rédacteur en chef des éditions Carambar, dont l’identité reste secrète et l’on ne se demande plus pourquoi, dont les seuls critères d’embauche semblent avoir été la petitesse d’esprit et la vulgarité. Car la réponse est véritablement stupéfiante : ils sentent mauvais parce qu’ils n’ont pas pris de douche avant de sortir des fesses. Edifiant, non ?

On le saura donc, désormais : Trop de sucre peut nuire à la santé de nos enfants ; non seulement physique, mais aussi mentale. 

J’erre – n°52 du 21/02/2009 – 7 février, 2009

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Je ne suis d’ordinaire pas du genre à détailler mes états d’âme au premier venu. Encore moins s’il n’était pas invité. Et s’il arrive sans une bonne bouteille, je ne vous raconte même pas. Il me faut en principe une bonne dose de confiance, accordée avec méfiance et parcimonie au fil de mois, voire d’années, pendant lesquels une amitié lentement se tisse, et dont la fragilité n’est pas sans rappeler un hymen.

Attention ! J’utilise ce mot dans son acception la moins usité aujourd’hui : le mariage ; ce qui nous vient d’Hyménée, divinité grecque qui présidait à la susdite alliance. Les cruciverbistes et ceux que leur dictionnaire ne fait pas que prendre la poussière sur une quelconque étagère l’avaient sans doute compris. Pour les autres, qu’imaginiez-vous, bande de dégueulasses ?

Mais revenons à mon propos. Mon problème, en ce qui vous concerne, oui, vous qui me lisez à cet instant précis, c’est que je ne vous connais pas. J’entends, pour une écrasante majorité. De plus, l’humanité, en général, m’exaspère. Elle m’horripile, et c’est rechargeable. Et donc, j’ai souvent bien des difficultés à me livrer de manière intime, tout au moins personnelle, dans ces pages, à des gens que, si ça se trouve, je pourrais ne pas blairer si je les connaissais.

En même temps, et a contrario, vu que je ne vous connais pas, inutile de préciser à quel point il est aisé pour moi d’écrire ce que je veux, comme je veux… Fi, donc, de vos avis et susceptibilités. Et fi, tout autant, de mes retenues, hésitations et autres.

Donc, autant vous avouer que, depuis quelques mois, je ne vais pas très bien. J’ai la sensation d’errer sans but. C’est important d’avoir des buts, dans la vie. Certes, encore faut-il avoir les bons. Le Stade Brestois, par exemple, ils en prennent trop et n’en mettent pas assez ; du coup, c’est la morosité. Moi, c’est pire, je n’en ai pas un seul, je n’en ai plus. Alors, j’erre. J’erre le jour, dans les rues, en regardant la tronche des passants et en me demandant pourquoi si peu sourient. J’erre la nuit, de bars en discothèques. Je ne parle pas aux gens, je ne les aime pas. Parfois, certes, je daigne engager la conversation avec une femme aussi seule que moi, sur son tabouret, pour au final, quand la chance fait bien son boulot, errer longuement entre ses cuisses, pendant qu’elle s’essouffle d’un bonheur aussi légitime qu’éphémère, puisqu’au matin, c’est selon, je la laisse partir en feignant de dormir encore, ou je pars comme un voleur, aussi silencieux qu’un chat. Errant, forcément. J’erre régulièrement le long de quelconques sentiers côtiers, laissant vagabonder mon esprit à quelques réflexions que je coucherai plus tard sur le papier, celui-là même que vous lisez, pendant que je rôde ailleurs.

Mon humeur s’en ressent. Je me sens maussade. J’ai le blues. Je chicane sur de petits riens. J’ergote sur tout. Et même, j’ergote the blues. J’ai parfois l’impression de régresser : tel Cro-Magnon, j’erre préhistorique. Sur Internet, pendant des heures, par des mots sur des moteurs de recherche, j’erre à thèmes. Pire, l’autre jour, un fil dépassait du bout de la manche de mon pull-over en laine, et je l’ai mangé. Rendez-vous compte, j’erre mite. Triste, non ?

J’en parlais il y a peu à une amie qui compte sur un des doigts de ma main droite, et elle me demanda ce qui, à mon avis, était la cause de tout cela et, sur le coup, je ne sus que répondre. Mais après mûre réflexion, j’ai trouvé.

Et aujourd’hui est un grand jour ! Car j’ai décidé de reprendre ma vie en main, et d’arrêter d’errer. A compter d’aujourd’hui, je refuse même de continuer à écrire des phrases qui comportent ce verbe. Oui, désormais, j’écrème les j’erre

Obama et Mandela sont sur un bateau… – n°51 du 31/01/2009 - 24 janvier, 2009

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Il est investi, ça y est, alléluia, hosanna au plus haut des cieux, acclamons le nouveau messie ! Et il m’a fait perdre mon pari, ce con, puisque j’avais misé sur son assassinat par le Ku Klux Klan avant même qu’il puisse prêter serment. Mais j’ai l’habitude. Déjà, en 2006, j’avais parié que la France ne battrait pas le Brésil en coupe du monde une deuxième fois. Et l’on me tondit en place publique, enveloppé dans un drapeau bleu blanc rouge, sous les flashes et les quolibets comme aux plus belles heures de la Libération (et mon exhibitionnisme primaire me fit regretter de n’avoir point parié une bite au cirage, mais c’est un autre problème).

Or, donc, disais-je, le roi du monde a été couronné devant deux millions de témoins directs et des dizaines de millions en direct sur presque toutes les chaînes du monde : le show a été peu suivi au Darfour, en Libye, en Iraq et en Afghanistan ; sinon, pour rater l’événement, il fallait avoir sa télé en panne ou être en voyage sur Vénus, rayez la mention inutile.

J’ai regardé, bien sûr. J’ai même tenu jusqu’à la fin sans m’endormir. J’ai trouvé que ce sacré Bill Clinton avait l’air de tenir la forme, et que Michelle Obama avait bien fait d’aller faire les soldes parce qu’elle était très belle dans sa robe. Quant à la saucisse de Morteau, Chloé, la Miss France 2009, elle était ridicule, pathétique, j’ai presque eu honte pour elle ; rendez-nous Valérie Bègue ! Et Aretha Franklin qui chante l’hymne américain, c’est quand même autre chose que Lââm qui interprète la Marseillaise, non ? En tout cas, je n’ai pas entendu un seul Tunisien siffler à Washington.

Mais, tout de même, je me suis posé quelques questions. Pourquoi nous infliger en direct la cérémonie d’investiture ? Etait-ce à ce point un événement pour nous, français ? Les chaînes auraient-elles diffusé en direct les serments du président Slovène, eût-il été noir ? Ou du président Camerounais, eût-il été blanc ?

Avec quelques mois de recul, je me pose même celle-ci : Est-ce si exceptionnel qu’un noir soit élu président des Etats-Unis ? Car, certes, c’est un pays où l’on pratiqua l’esclavage et la ségrégation, mais les noirs ont aujourd’hui bien pris leur place dans la société américaine. Tous les champions olympiques de basket américain sont noirs. Tous les chanteurs pianistes aveugles américains sont noirs. Tous les Will Smith sont noirs. Tous les policiers qui font équipe avec un policier blanc au cinéma sont noirs. Tous les rappeurs américains sont noirs, même Eminem, albinos et alors ? And so what ? Est-ce si étonnant que tous les sénateurs élus président des Etats-Unis en 2008 soient noirs ?

Alors qu’en Afrique du Sud, il y a quinze ans, souviens-toi, Barbara, oui, il pleuvait sur Brest, mais ce n’est pas le problème. En 1994, Nelson Mandela, après vingt-six ans passés en prison, était élu président d’Afrique du Sud, après quarante-cinq ans d’apartheid. Et ça – quoi qu’on puisse penser d’Obama et de son accession au trône de roi du monde – c’était un vrai événement, hélas occulté dans les journaux par quelques querelles de voisinage au Rwanda, et la mort de Kurt Cobain, parti rejoindre le nirvana, le vrai.

Un moment de l’Histoire qui n’aura en tout cas pas échappé à José Bové. Car, c’est ce jour-là, en voyant Nelson Mandela devenir le premier président noir d’un pays industrialisé, quatre ans à peine après avoir vu le sacre de Lech Walesa en Pologne, que la plus célèbre des figures moustachues française de l’altermondialisme comprit qu’à défaut d’être énarque ou issu d’un milieu petit bourgeois, sa seule chance de pouvoir être un jour Président de la République, était de passer par la prison, d’où son engagement dans la petite délinquance.

Bonne année mon cul ! – n°50 du 10/01/2009 – 7 janvier, 2009

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« Bonne année, mon cul ! En quoi cette nouvelle année pourrait-elle bien être différente, pour vous ou moi ? Pouvez-vous me le dire ? » Tel était le cri déchirant – pour le moins – que je poussais dans ces pages il y a un an tout juste. Finalement, elle le fut, nous laissant fort dépourvus lorsque la crise fut venue.

Alors, on nous dit que la santé, c’est le principal. C’est cela, oui… Choisis, camarade : A ma droite, un baril contenant chômage, surendettement, expulsion de ton logement, divorce, et plus aucune larme dans tes yeux tellement tu auras déjà pleuré, mais tu es bien portant. A ma gauche, deux barils, l’un contenant plein d’amour, l’autre rempli de fric, mais il faut prendre la chaise roulante qui va avec. Alors ? Ton choix ? Pour ma part, « quand la santé va, tout va ! » me semble être une sorte de méthode Coué du résigné. Et je refuse d’abdiquer.

Et la nouvelle, elle a quelle tête ? De prime abord, je dirais qu’elle est moche, de loin.

Car, comme le disait le grand philosophe et zorro du PAF, Julien Courbet, l’autre soir, « on nous a dit qu’il faudrait travailler plus pour gagner plus, mais j’ai bien l’impression qu’il y aura de plus en plus de gens qui travailleront moins cette année ». Dans un tsunami, en effet, il y a la première vague, puis la deuxième…

Et puis elle commence avec l’offensive d’Israël dans la bande de Gaza, et son lot d’horreurs. Mais je vais m’arrêter là sur ce sujet car, en France, l’on ne peut plus dire quoi que ce soit avec « juif » et « arabe » dans la même phrase sans risquer un procès. Encore que. Ne disais-je pas un peu plus haut que je refusais d’abdiquer ? Refoulerais-je mon droit constitutionnel à l’expression pour des bandes de fanatiques aveuglés par la haine, qui ne songent qu’à s’écharper, s’étriper et tout démolir pour un bout de terre aride où n’a jamais vraiment poussé de durable que de la religion ? Cette dernière, que certain qualifia « d’opium du peuple », n’étant en réalité qu’une ivraie qu’il faudrait songer à débroussailler, ça nous gâche le paysage. Bref, pour ma part, je les laisse s’entre-tuer autant qu’ils veulent, prévenez-moi quand ils auront fini, depuis mon voyage en Grèce, j’adore visiter des ruines.

D’autant que j’ai un problème plus crucial à régler : Je viens de découvrir que je suis Biélorusse. Je cherchais négligemment à situer Dakar sur une carte d’Amérique du Sud, histoire d’occuper mon temps libre, et de ne pas mourir idiot, quand le plus puissant des moteurs de recherche du monde virtuel m’informa qu’ils avaient déplacé Montréal dans le Gers, Paris au Texas, et Brest en Biélorussie. En apprenant la nouvelle, mon GPS s’est suicidé, non sans une dernière indication : « Tournez en rond »…

Dakar, en Amérique du Sud ? J’en reste coi. Et pourquoi pas le Tibet en Chine, à y être… ? Mais, du coup, je suis bien embêté. Moi qui voulais aller m’éclater au Sénégal avec une copine de cheval, Ma-Ma-Ma, Ma-Ma-rylène, la fille de Monsieur Circus, qui était un âne puisqu’il s’appelait Martin. Alors, j’ai décidé d’aller en vacances en Polygamie Française. C’est joli, comme endroit. C’est un archipel où l’on pratique beaucoup la mytiliculture. Là-bas, toutes les femmes sont des bombes atomiques, surtout dans l’atoll de Mururoa, proche de celui des opticiens. La seule coutume que je trouve étrange chez ces gens est que, quand un homme s’occupe d’une des femmes de son cheptel, les autres gigotent sur un siège sans dossier ; on dit qu’elles dansent le tabouret. Bizarre, non ?

Bref, j’espère que la nouvelle année sera loin d’être moche. Mais ce n’est pas parti pour…

Mauvaises ondes – n°49 du 20/12/2008 – 16 décembre, 2008

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Je ne devrais probablement pas vous le dire : c’est comme pour les bons coins à champignons ou pour la pêche à pieds, ou comme pour les courses de chevaux ; quand on a un bon tuyau pour réussir un coup en Bourse, on le garde pour soi. Cependant, comme dit l’autre, je dis ça, je dis rien, il n’empêche que les ampoules à filament seront bientôt interdites dans toute l’Europe. Pas de rapport ? C’est vous qui voyez, mais vous ne savez pas ce que vous perdez…

Mais, trêve d’amphigouri, et de Noël. Mon propos désordonné du paragraphe précédent n’avait pour seul but qu’éveiller le spéculateur qui sommeille en chacun de vous qui fûtes biberonnés au capitalisme jusqu’à la nausée de ces derniers mois. Car, oui, s’il vous reste un peu d’argent, vous feriez bien d’acheter des actions de ces sociétés qui fabriquent les ampoules à basse consommation qui remplaceront les susdites.

Essayez donc de compter les ampoules qu’il y a chez vous (moi, je n’y arrive pas, ça me fait le même effet que les moutons ou les disques d’Enya, je m’endors avant la fin…), et multipliez le résultat par le nombre de foyers de l’Union européenne – en données corrigées des variations géographiques, puisqu’il y a encore des régions des plus reculées en Roumanie et en Estonie où l’on s’éclaire encore à la bougie –, ce qui devrait vous permettre d’estimer froidement les profits que génèreront ces sociétés dans les années qui viennent, et d’imaginer les dividendes de leurs salauds d’actionnaires.

Mais à peine l’annonce faite de la généralisation obligatoire de ces ampoules, que des scientifiques s’alarmaient chez Laurence Ferrari (le seul modèle diesel de la gamme : par tous les morpions du bois de Boulogne, que cette fille est molle !) qu’un danger nous guette. Elles dégagent en effet beaucoup plus d’ondes électromagnétiques que celles à filament.

Imaginez alors la panique de ces personnes qui souffrent de maux de tête insupportables, soi-disant à cause de ces ondes déjà émises en masse par les téléphones portables et leurs relais, et qui vivent dans des logements dont ils ont tapissé les murs de feuilles d’aluminium ; ce qui est d’un raffinement assez rare en matière de décoration intérieure, qu’on ne retrouve guère que chez ces cons de raëliens ou chez les victimes de Valérie Damidot.

Ces gens, que l’on reconnaît aisément dans la rue, car leur drame est de devoir toujours sortir affublés d’un couvre-chef dont ils auront également pris soin de garnir l’intérieur d’aluminium. Ayons, une pensée, mes frères, mes sœurs, pour ces pauvres hères, cachant leur honte d’être différents sous leur capuche ; sous laquelle ils portent quelquefois un bonnet ou une casquette, parfois même de travers pour les plus atteints.

Et je rappelle que Geneviève de Fontenay, elle, est un cas à part puisqu’elle s’est fait greffer un chapeau pour masquer le trou béant à l’arrière de son crâne, à un endroit où se situe généralement le cerveau chez l’être humain. (PS : Valérie Bègue, si tu me lis, je t’aime, épouse-moi !).

Bah ! Pour ma part, je me dis qu’il faut bien mourir de quelque chose. Alors, après avoir craint d’avoir un jour un cancer du cerveau à cause du téléphone portable, et après avoir renoncé à le porter dans ma poche de pantalon de peur d’avoir, du coup, un cancer des testicules – encore que cela puisse peut-être me permettre de gagner le Tour de France… – j’ai résolu de le placer dans un étui à ma ceinture, côté droit. Ainsi je peux continuer à boire, et si j’ai un jour un cancer du foie, je dirai que c’est à cause du téléphone !

Maudit décembre – n°48 du 06/12/2008 – 3 décembre, 2008

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C’est une tradition.

Je ne parle pas de Noël, ce jour où l’on ne sait plus qui fêter, du supposé Jésus supposé Christ, ou d’Hermès, dieu des voyageurs, des marchands et des voleurs (quelle belle association d’idée…) ; même si, question dieu, c’est pourtant bien le grec qui domine le marché de Noël. 

Justement, je ne parle pas non plus du Marché de Noël ou, devrais-je dire, de l’espèce de sous kermesse de patronage laïque qui s’étale au pied de l’hôtel de ville, à deux pas des dealers qui, par leur présence quotidienne – honneur leur soit rendu –, empêchent toute dégradation du monument aux morts du square Mathon.

(J’ouvre ici une parenthèse afin de préciser aux lecteurs attentifs et pointilleux qu’il n’y a pas d’erreur dans le paragraphe précédent : je parle bien de dealers qui surveillent le square Mathon, et non de matons qui surveilleraient des dealers dans un square. Certes, un doute pouvait planer, tant il est vrai – et nous le noterons d’ailleurs avec stupeur – que dealer est un mot qui s’associe phonétiquement très bien avec maton, quelle qu’en soit l’orthographe.)

Non. Pour la troisième année consécutive, ma première chronique de décembre consistera encore en l’expression de ma haine profonde pour ce mois à la con ! C’est ma tradition.

Encore que, je dois bien l’admettre – le cœur au bord des lèvres, mais tout de même – il est une coutume qui trouve grâce à mes yeux et que je me targue d’avouer une fois l’an dans ces pages : j’adore me farcir une petite dinde à la Noël. Mais tout le reste, non, je ne supporte pas. Sauf quand il y a des trucs sympas à la télé, au moment des fêtes. Il y a quelques années, c’était le détournement d’un Airbus par des islamistes. Et, plus récemment, le tsunami en Thaïlande. Autrement plus palpitant que la messe de minuit, avouez…

Mais le pire, je crois, est ce cortège insupportable des associations caritatives qui viennent frapper à nos écrans de télé tout au long de décembre. On ne peut plus manger son foie gras en paix, entre deux gorgées de Sauternes. C’est vraiment très pénible.

Alors je préfère les prévenir tous et tout de suite : cette année je ne donnerai rien à personne. Que dalle. Pas le moindre centime. Pourquoi ? A cause de la crise. Na !

Attention ! Il serait faux de comprendre que je ne donnerai rien parce que je n’ai plus un rond, même si ça n’est pas tout à fait faux… Non, je ne ferai aucun don parce que je suis très en colère : Pourquoi en effet faudrait-il que ce soit à moi d’aider mon prochain ? Nos gouvernements se déchargent de leur responsabilité sur les associations ; au mieux se contentent-ils de pondre des mesures dont l’efficacité fait parfois douter et souvent défaut, ce qui est à la fois un euphémisme et un zeugme.

Au lieu de ça, les gouvernements du G20 ont tenté d’enrayer la crise en utilisant l’argent public pour renflouer des banques ! Des milliards à la pelle, dont on se demande même d’où ils ont bien pu les sortir ; les milliards, pas les pelles, essayez de suivre, s’il vous plaît…

Donc, tant que les états ne s’occuperont pas mieux de leurs citoyens, je boycotterai ce foutage de gueule organisé et appliquerai l’adage « charité bien ordonnée commence par soi-même ». De toute façon, je ne me souviens pas que quiconque ait jamais payé mes factures à ma place.

Se moquer – n°47 du 22/11/2008 –

Posté par herviou dans : JMH exagère ! , commentaires desactivés

L’autre jour, j’allume la radio et j’entends quoi ? Que c’est la journée mondiale de la gentillesse ! Sur le coup, j’ai eu un peu peur. J’ai cru qu’il s’agissait encore d’une journée inventée par je ne sais quelle andouille, où l’on devrait aller bosser plus pour ne pas gagner plus, comme à la Pentecôte, pour la journée de solidarité avec les personnes âgées.

Pas du tout. On nous invitait à être gentil, tout simplement, parce qu’il y a vraiment trop de méchanceté dans le monde, paraît-il. Voulez-vous que je vous dise ? On, c’est un con. Non mais, qu’est-ce qu’il croit, ce On ? Que, ce jour-là, ce sera férié pour tous les bourreaux de la planète ? Qu’il y aura double ration à Guantanamo ? Que les gangs attendront sagement le lendemain pour régler leurs comptes ? Que les escrocs laisseront leur argent à leurs victimes une journée de plus ?

Qu’il est con, ce On ! Je parie qu’il est pote avec le On qui a inventé la journée mondiale des femmes, ce qui laisse les trois cent soixante-quatre autres aux hommes ; ou avec le On qui a inscrit au calendrier la journée mondiale de lutte contre le sida, comme si cela ne devait pas être un combat de chaque jour.

Mais bon. Moi, bonne poire, je me dis qu’après tout, cela ne me coûte rien d’essayer… Alors, pour une fois, je change mes habitudes. Je dis bonjour, merci, et au revoir à la boulangère. J’amorce une conversation avec ma concierge. Je tourne en rond comme un con pendant des heures au lieu de me garer sur les places pour handicapés. Je laisse un pourboire à la serveuse du restaurant. Je tiens la porte à la dame enceinte. Et j’aide une dame âgée à traverser la rue ; je repousse même l’idée subite de partir en courant en la laissant se démerder au beau milieu du carrefour. Un vrai boy-scout.

Pétri de tant de bons sentiments, je fus choqué – pas moins – par les propos d’un groupe d’adolescents au sujet de la longueur et du crochu du nez d’un passant, puisqu’ils déclarèrent, je cite, qu’avec un tarin pareil, il devait être juif.

Au nom d’une certaine morale ou, au pire, pour ne pas avoir de problèmes, les parents tentent d’inculquer à leurs enfants le respect de l’autre dans sa différence et que ce n’est pas beau de se moquer des défauts physiques des autres. Mais il y a toujours un moment où ça dérape, l’être humain est ainsi fait. Mais je fus choqué – pas moins, je le répète – de constater l’inculture et le manque de sens de l’observation de ces jeunes : l’homme en question ne pouvait manifestement pas être juif puisqu’il sortait d’une charcuterie. Pas très kasher…

Et puis c’est quoi ces raccourcis faciles selon lesquels un type qui a un nez crochu est forcément juif ? Et un type qui arbore de grandes oreilles, alors, il est quoi ? Dumboïste ? Il attend le retour de l’éléphant-messie pour s’envoler, peut-être ? Et celui qui a du ventre, il vénère le bouddha ou Homer Simpson ? Et celui qui a un grand nez, de grandes oreilles et du bide, il est judéo-dumbouddhiste, peut-être ?! Non, il n’est pas aidé, c’est tout. S’il croit en Dieu, il lui en veut terriblement. Et s’il est comme moi, il lui rend la monnaie.

Bref, cette journée de la gentillesse, j’ai détesté. Rien que d’y repenser, j’ai de l’urticaire. Et l’an prochain, c’est décidé, je ferai exprès d’ennuyer le plus de monde possible.

Quant à Obama, il est toujours vivant à l’heure où j’écris ces lignes. J’espère qu’il le sera encore quand vous les lirez. Encore que. A bien y réfléchir, je m’en fous un peu.

Obama – N°46 du 08/11/2008 – 6 novembre, 2008

Posté par herviou dans : JMH exagère ! , commentaires desactivés

Voilà, ça y est, l’événement a eu lieu. Ou, devrais-je dire, le non-événement. Parce que, depuis le temps qu’on nous dit qu’Obama va remporter l’élection présidentielle américaine, nous nous sommes bien habitués à l’idée, reconnaissons-le.

En fait, les seuls qui ne s’y sont pas encore faits sont les militants du Ku Klux Klan. Il paraît que, depuis le 5 novembre, le taux de suicide au sein du mouvement est énorme… « Des pertes acceptables », aurait déclaré un haut responsable du mouvement avant de s’immoler par le feu. « De toute façon, on a plein de nouvelles adhésions dans tout le Sud du pays », aurait rajouté le président du mouvement, avant de partir pour l’église, son fatal bazooka sur l’épaule, en chantant « fous ta cagoule ! ».

C’est bizarre que cette bande de tarés congénitaux n’aient pas compris que le changement était en marche. Car, même Hollywood avait entrepris de nous y préparer. Mais si ! Rappelez-vous : David Palmer, dans la série 24 heures chrono, devient le premier président noir des Etats-Unis d’Amérique. Il se fait assassiner très vite, d’ailleurs…

Ils sont forts, à Hollywood. Car, même pour le cas où Mc Cain l’aurait finalement emporté, les scénaristes avaient aussi déjà laissé présager la présidence de Sarah Palin. Mais si ! Rappelez-vous : Dans Commander in Chief, Geena Davis incarne la vice-présidente Mackenzie Allen qui se retrouve à la tête des USA après l’attaque cérébrale du vieux président. Tout était prévu, je vous dis.

C’est inquiétant, si c’est vrai. Car, si j’en crois Stargate SG-1, les Américains se rendent depuis plusieurs années sur d’autres planètes de notre galaxie grâce à un appareil extra-terrestre trouvé près des pyramides d’Egypte, bien sûr, pas à La Grande-Motte. Les extra-terrestres, dont on sait qu’ils sont belliqueux et ont pris forme humaine, depuis Les Envahisseurs (au fait, que devient David Vincent ?). Et peut-être que, parmi nous, anonymes, vivent des individus avec des pouvoirs surnaturels, comme dans Heroes ! Et puisqu’on parle de gens bizarres, je crois que mon voisin de pallier est un vampire, si quelqu’un sait où joindre Buffy, je suis preneur…

Enfin, bref ! Mc Cain, c’est ceux qui en parlent le plus qui votent le moins, la deuxième guerre de Sécession va bientôt être déclarée par les états du Sud, et des hordes blanches conservatrices et rétrogrades tenteront de bouter le noir hors la Maison-Blanche.

Mais qu’elle était belle, cette ferveur populacière sur les places publiques américaines à l’annonce du résultat. Cela m’a rappelé le 10 mai 81, quand la Charentaise mouilla sa culotte à l’idée qu’avec de la fraternité tout serait possible, surtout que ça sentait bon la rose. De toute façon, je ne sais pas si les Américains ont vraiment gagné quelque chose en élisant Obama. Avez-vous seulement écouté son discours, juste après sa victoire ? Toutes les deux minutes, il disait : « Yes ! Week-end ! » Ce type-là m’a tout l’air d’une sacrée feignasse qui passe ces semaines à attendre son congé de fin de semaine, c’est évident. Ou alors mon anglais n’est plus ce qu’il était, c’est possible aussi, remarquez…

Alors, qui parie qu’Obama ira jusqu’à la fin de son mandat sans être assassiné ? Qui pense au contraire qu’il n’aura même pas l’occasion de prêter serment ? Ce serait dommage, ils ont prévu une belle fête. Le monde entier y sera représenté : blancs, jaunes, noirs, chrétiens, juifs, musulmans. Il paraît que même Ben Laden doit venir, qu’il aurait affrété des avions…